Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Pousse avec eux : La fabuleuse histoire du destin incroyable

Publié par The Algerian Speaker sur 3 Avril 2011, 08:39am

Catégories : #Pousse avec eux : de HAKIM LAALAM(le soir d'Algéri


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Abdekka attendu cette semaine à Tamanrasset. Comme s’il
n’y avait pas déjà assez de …

…grains de sable dans la machine !

Ne manque que le marc de café ! Oui ! Oui ! Ne riez pas ! Je ne vois pas pourquoi il faudrait rire maintenant que le destin s’invite dans le débat politique, tout de suite après les haricots, les lentilles et la différence systémique entre ces deux légumineux. Pourquoi pas alors le marc de café, le kanoun pour le B’khour, Khatt Err'mel, Bellazreg et Bellahmer, et peut-être même Chadi Madi ? Je conçois que la politique soit aussi une part d’énigmes, mais à ce niveau-là d’énigmes, le vieux Taleb guérisseur qui t’enduit ton arthrose de sa salive pour te soulager n’est plus très loin. En vérité, voilà ce qui arrive lorsqu’on vide la scène politique de ce qui l’anime vraiment. Une Assemblée, une vraie. Des partis politiques, pas des salariés de la claque. Un mouvement associatif, et pas des fonctionnaires de la subvention. Tout ce qu’a méthodiquement, systématiquement écrasé, laminé Abdekka dès 1999. Quand tout cela n’existe plus, il est alors presque normal d’entrer dans le paranormal, dans les méandres du destin fabuleux d’un haricot amoureux fou d’une lentille. Une histoire ne pouvant fatalement être lue que dans le marc de café, bien évidemment. Mon Dieu ! Sommes-nous donc condamnés à n’écouter les «acteurs» politiques, les managers actuels de la gouvernance qu’à travers des prismes aussi ubuesques, incongrues, de 3e, voire même de 4e type ? Doit-on obligatoirement décrypter des élections présidentielles anticipées à travers une phrase sibylline, appuyée au plan argumentatif par une posture narquoise en face de la caméra 2, celle des plans de face ? Si l’on confère au destin de l’Algérie – le seul qui vaille la peine d’inquiétudes sérieuses – la seule dimension d’un bout de phrase cryptée en bout de table d’un bout d’émission diffusée par une télévision à bout et faite de petits bouts, là, il faut réellement avoir peur. Pour le destin. De l’Algérie et de personne d’autre. Je ne vois pas pourquoi, ailleurs, parce qu’il faut aussi et sans complexe se référer à «ailleurs», un homme ou une femme se plante devant des caméras et annonce clairement, sans lentilles, sans haricots, sans destin croisé avec son propre destin miraculeusement rencontré, qu’il va y aller. Qu’il va enfin s’impliquer. Qu’il veut franchir le pas. Sans minauder. Sans jouer au sphinx. Alors qu’ici, malgré l’urgence, celle de la béance, on en est encore à nous tirer les cartes, à nous lire les lignes de la main, et à nous balancer sur les épaules des poignées de sel, tout en nous recommandant de manger des haricots à midi et des lentilles, le soir. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents